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mercredi 21 octobre 2009

Exposition "Terre et hommes en Namibie"

Bonjour,

J'ai le plaisir de vous annoncer l'ouverture de ma première exposition, "Terre et hommes en Namibie". Cette exposition se déroule à la boutique Temoa, depuis le 20 octobre, et jusqu'au 29 novembre 2009.

Cette exposition-vente présente quelques unes des photographies que j'ai prises cet été, lors d'un voyage en Namibie.

Si vous habitez à Paris, n'hésitez donc pas à passer à la boutique, 75, rue Oberkampf à Paris XI, pour jeter un oeil à ces photos, ainsi qu'aux objets proposés par Temoa : déco, bijoux, accessoires, cosmétiques bio et naturels, mais aussi thés et infusions, objets du monde produits dans un esprit éco-responsable et équitable.

La boutique est ouverte du mardi au samedi de 10h30 à 14h30 et de 15h30 à 20h, et le dimanche de 10h à 14h.

Bonne visite !

jeudi 13 novembre 2008

Un grand bol d'HDR

HDR, kézako ?

HDR est l'acronyme anglais de "High Dynamic Range", qu'on peut traduire par "Gamme dynamique étendue". Sous le terme de HDR, on regroupe l'ensemble des techniques qui permettent d'étendre la gamme tonale d'une image, c'est-à-dire l'écart atteignable, sans perdre de détails, au sein d'une même image, entre les plus hautes et le plus basses lumières.

Quiconque a fait une photo à contre-jour a déjà été confronté au problème : de visu, aucun problème ou presque : l'oeil humain est capable de percevoir à la fois les plus fins détails dans les parties sombres, sans rien perdre des parties claires. Sur une photographie, vous aurez, au choix, des ombres bouchées. Ou des hautes lumières brûlées. Ou tout simplement les deux.

Paris, le Pont des Arts et l'Institut, 29 janvier 2006.
Pentax *ist DL, 50mm, 200 ISO, 1/90s, 1/125s et 1/180s à F/22

Le même problème se pose dans les prises de vue à l'intérieur de pièces sombres éclairées par de petites ouvertures.

Pour gagner du détails dans les parties les plus sombres, vous devez surexposer (et donc bruler plus encore les parties lumineuses). Au contraire, pour voir les variations de tons des parties éclairées, il faut sous-exposer (et boucher les ombres).

Les capteurs numériques possèdent aujourd'hui encore une gamme tonale plus restreinte que les pellicules, situation qui va néanmoins en s'améliorant : les formats RAW des appareils d'aujourd'hui permettent de stocker les images en 12 bits par pixel (=4096 valeurs possibles), contre 8 bits (=256 valeurs) pour la génération précédente, ce qui laisse plus de latitude dans l'exposition.

Paris, le Pont d'Arcole et Notre-Dame, 29 janvier 2006.
Pentax *ist DL, 37mm, 200 ISO, 1/500s, 1/750s et 1/1000s à F/4.5

En attendant que les capteurs soient capables d'enregistrer toute l'étendue des tonalités perçues par l'oeil humain, il nous reste au moins une technique : la prise de vue multiple: prendre plusieurs photos de la même scène, à des expositions différentes : vive le bracketing automatique !

Il faut régler un paquet de problèmes : stabilité de l'appareil pendant la prise de vue, calage des vues, manipulation des logiciels de combinaisons (tone-mapping), etc. J'avais essayé à une époque reculée, mais sans grand succès. Et puis je m'y suis réintéressé, pas plus tard que ce soir en fait.


Paris, au bord de la Seine, 29 janvier 2006.
Pentax *ist DL, 18mm, 200 ISO, 1/250s, 1/350s et 1/500 à F/3.5

Et là, double surprise : il existe maintenant des sites consacrés au sujet (www.photo-hdr.com), des livres (HDR : Vers la maîtrise des contrastes extrêmes, de Morgan Freeman), et des tonnes d'exemples de photos prises en HDR. Et puis bien sûr, des outils, simples à utiliser, et qui font tout le boulot à votre place.

J'affectionne particulièrement LR/Enfuse, qui s'intègre très bien à Adobe Lightroom et permet d'effectuer l'alignement et le tone-mapping de plusieurs images à l'aide du projet Open-Source Enfuse.

A essayer, et à suivre...

Illustrations :

lundi 1 septembre 2008

Bali, belle de bal et embellie éberluée

Trois semaines déjà que les vacances sont terminées.
Trois semaines depuis mon retour de Bali.
Trois semaines que les souvenirs décantent, se distillent, cristallisent.

Et oui : Bali, c’est fini...

Qu’en reste-t-il ? Les photos que j’y ai prises, bien sûr ; quelques regrets de n’avoir pas su réussir pleinement certaines d’entre elles ; la satisfaction d’avoir su s’abstenir aussi, parfois, parce que s’il arrive que l’émotion soit encore palpable une fois capturée, certains moments ne peuvent que se vivre, et pas se raconter.

Temple de Batur, détail, 31 juillet 2008
Pentax K10D, 250mm, 140 ISO, 1/500s à F/8

Alors, Bali ? Les plages ? Le soleil ?
Alors, Bali...


Seminyak, la plage,
24 juillet 2008
Pentax K10D, 18mm,
560 ISO, 1/20s à F/5.6

Bali ? Oui, l’océan...
Les plages de Bali, les spots de surf, sont une chose ; la puissance des vagues, leur violence lorsqu’elles vous frappent et vous laissent hébété...
L’ambiance change lorsqu’au soir, la plage se peuple de petits groupes, que des matches de football s’improvisent ; la palette des couleurs vire alors à l’orange, les ombres gagnent du terrain, les contrastes s’accentuent.
A contrario, la barrière de corail, à Amed, c’est autre chose : plus simplement une invitation à patauger en masque et tuba au milieu des poissons multicolores et des étoiles de mer géantes et bleues.

Alors, Bali ?

Bali ? Les rizières !
Deux semaines de voyage, 10 jours de marche ; voilà qui donne le temps de s’imprégner des paysages ; de la végétation luxuriante des forêts de palmiers où l’on se fraie un chemin, où l’on cueille au passage quelque noix de coco, quelque papaye, quelque fruit de la passion... Le temps aussi de traverser tant de rizières, progressant en équilibre précaire – parfois un peu trop – tantôt le long des canaux d’irrigation, tantôt entre deux parcelles... Rizières étagées à flanc de collines, offrant à la vue un éventail complet et simultané de la culture du riz, du semis à la récolte, patchwork inattendu pour qui est habitué au cycle de nos saisons.

Rizières à Tirtagangga, 5 août 2008
Pentax K10D, 130mm, 140 ISO, 1/500s à F/5.6

Alors, Bali ?


Le mont Agung vu du Batukaru,
27 juillet 2008
Pentax K10D, 110mm,
140 ISO, 1/250s à F/11

Bali ? Les volcans !
L’île est née des volcans, elle meurt un peu par eux dès qu’ils se réveillent.
Première ascension ambitieuse dès les premiers jours, premières souffrances sur le Batukaru. Au sommet, la récompense ; à nos pieds Bali s’étend, couverte de collines et de montagnes, grêlée d’à-pics, dévorée par la végétation ; plus loin, noyés dans un no man’s land de bleus entre la brume et le ciel, les volcans de Lombok et de Java... pureté d’un instant qui s’évanouit à mesure que le soleil se lève.
Le Batur ensuite, tellement grandiose que son nom se multiplie dans chaque chose autour de lui : Batur la ville ; Batur le lac ; Batur le volcan, au centre de sa caldeira comme de la scène d’un opéra.
Le Mont Agung enfin, volcan entre les volcans, le plus sacré de tous parce que le plus haut : 3100m se terminant par un interminable chaos de rochers. Et tout là-haut, nous, maîtres du monde régnant sur un océan de nuages.

Alors, Bali ?

Bali, les hommes !
Hospitalité et simplicité des Balinais ne sont pas une légende.
Comme à chaque voyage, l’accessibilité de ces gens que l’on croise au hasard du chemin me trouble. Les barrières tombent d’un regard, d’un sourire, d’un mot appris justement en prévision des rencontres : la curiosité l’emporte, d’un côté comme de l’autre. Rires échangés autour d’une photo, contact établi de part et d’autre d’un jeu d’échec...
Les gens sont beaux, de cette beauté naturelle et décontractée que l’on a du mal à trouver encore sous nos latitudes ; de cette beauté qui colle à la peau, s’inscrit dans le regard, simple patine, en fait, du temps passé à vivre.

Petite fille au temple de Batur, 31 juillet 2008
Pentax K10D, 250mm, 140 ISO, 1/180s à F/8


Agrandir le plan

Bali est tout cela : en somme, la reine d’un moment, la belle d’un bal. Et lorsque, de retour à Paris, on se réveille, on en vient à se demander si les bleus dont le ciel d’altitude colorait la brume matinale, si les bleus des vagues aussi, n’étaient pas qu’un songe.
Les bleus d’un vague à l’âme.

Qu’en reste-t-il ? Des souvenirs déjà irréels : les photos, bien sûr ; les images qui réapparaissent quand je ferme les yeux, aussi; et surtout, je crois, certains regards que j’y ai croisé.

Bali, embellie éberluée.

Illustrations :

mercredi 18 juin 2008

Le Blues d'Istanbul

Ah! Istanbul...

Régulièrement, le blues d'Istanbul me prend. Je n'y suis pourtant resté que quelques jours durant l'été 2006, mais... quelle ville !

Une métropole, une vraie; vue d'avion elle s'étend à l'infini, entre Europe et Asie, entre Bosphore et Dardanelles, entre hier et demain...

Ouvriers couvrant une maison à Galata, 31 juillet 2006
Pentax *ist DL, 200mm, 200 ISO, 1/750s à F/6.7

Istanbul, Constantinople!

Sainte-Sophie surtout, magistrale, dressée contre le temps, imposant le respect par, ou plutôt malgré son grand âge.

Hagia Sophia, Ayasofia, pleine des souvenirs d'Orient de cet Empire Romain mystérieux jusqu'en occident, anachronique déjà à son apogée...

Sainte-Sophie la nuit, 30 juillet 2006
Pentax *ist DL, 50mm, 1600 ISO, 1/60s à F/1.4

Istanbul, l'Ottomane!

La ville des mosquées et des palais aux noms chantants, Sultanhamet, Süleymaniye, Topkapı, Dolmabahçe...

Istanbul, la Sublime Porte; porte vers le sublime Orient, sublime de mystères et d'incompréhension...

Istanbul, l'Européenne! Galata et la Corne d'Or...

Coupoles de Sultanahmet Camii, 11 août 2006
Pentax *ist DL, 18mm, 1600 ISO, 1/60s à F/3.5

Mais surtout Istanbul, celle qu'on ne voit pas sur les photos...

Tel réfugié irakien travaillant dans les boutiques de textile, tel vendeur de tapis du Grand Bazar, généreux d'arguments commerciaux;

Tel vendeur ambulant de fruits frais poussant sa cariole au milieu d'une rue bordée d'armurerie, tel masseur silencieux et imposant du Hamman Cağaloğlu;

Telle petite terrasse de restaurant, calée dans un angle d'immeuble sur Muradiye cadde.

Coucher de soleil sur la Corne d'Or,
11 août 2006
Pentax *ist DL, 55mm, 200 ISO, 1/90s à F/5.6

Vous ai-je dit combien j'aime Istanbul ?

Illustrations:Turquie

mercredi 11 juin 2008

Photowalking, 7 semaines plus tard

Il y a presque deux mois de cela, ravi comme un gamin, je commençais à m'amuser avec mon DataLogger GPS.

Aujourd'hui, où en suis-je ?

Parmi les choses qui marchent toutes seules, je note que je sais :

  • Récupérer les données directmenent de mon PhotoTrackr,
  • Trouver l'heure locale à partir de l'heure UTC et de la position géographique,
  • Corriger la dérive de l'horloge de l'appareil photo par rapport à l'heure locale,
  • Extraire d'un flux RSS les informations nécessaire à l'horodatage des photos,
  • Synchroniser les flux de données GPS et RSS,
  • Effectuer des recherches géographiques sur Geonames et Wikipedia,
  • Générer un fichier KML exploitable par Google Maps et Windows Live Maps.

Bon, j'ai quelques idées de choses que je voudrais ajouter, comme la correction automatique des données GPS incohérente, la réduction du nombre de points dans les itinéraires, l'import de styles dans les fichiers KML, et j'en passe... Il y a encore beaucoup à faire!

Néanmoins, en reprenant les données de la balade GPS-Express que j'avais improvisée à l'époque, j'arrive aujourd'hui au résultat suivant:


Agrandir le plan

Ca commence à bien me plaire...

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