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lundi 1 septembre 2008

Bali, belle de bal et embellie éberluée

Trois semaines déjà que les vacances sont terminées.
Trois semaines depuis mon retour de Bali.
Trois semaines que les souvenirs décantent, se distillent, cristallisent.

Et oui : Bali, c’est fini...

Qu’en reste-t-il ? Les photos que j’y ai prises, bien sûr ; quelques regrets de n’avoir pas su réussir pleinement certaines d’entre elles ; la satisfaction d’avoir su s’abstenir aussi, parfois, parce que s’il arrive que l’émotion soit encore palpable une fois capturée, certains moments ne peuvent que se vivre, et pas se raconter.

Temple de Batur, détail, 31 juillet 2008
Pentax K10D, 250mm, 140 ISO, 1/500s à F/8

Alors, Bali ? Les plages ? Le soleil ?
Alors, Bali...


Seminyak, la plage,
24 juillet 2008
Pentax K10D, 18mm,
560 ISO, 1/20s à F/5.6

Bali ? Oui, l’océan...
Les plages de Bali, les spots de surf, sont une chose ; la puissance des vagues, leur violence lorsqu’elles vous frappent et vous laissent hébété...
L’ambiance change lorsqu’au soir, la plage se peuple de petits groupes, que des matches de football s’improvisent ; la palette des couleurs vire alors à l’orange, les ombres gagnent du terrain, les contrastes s’accentuent.
A contrario, la barrière de corail, à Amed, c’est autre chose : plus simplement une invitation à patauger en masque et tuba au milieu des poissons multicolores et des étoiles de mer géantes et bleues.

Alors, Bali ?

Bali ? Les rizières !
Deux semaines de voyage, 10 jours de marche ; voilà qui donne le temps de s’imprégner des paysages ; de la végétation luxuriante des forêts de palmiers où l’on se fraie un chemin, où l’on cueille au passage quelque noix de coco, quelque papaye, quelque fruit de la passion... Le temps aussi de traverser tant de rizières, progressant en équilibre précaire – parfois un peu trop – tantôt le long des canaux d’irrigation, tantôt entre deux parcelles... Rizières étagées à flanc de collines, offrant à la vue un éventail complet et simultané de la culture du riz, du semis à la récolte, patchwork inattendu pour qui est habitué au cycle de nos saisons.

Rizières à Tirtagangga, 5 août 2008
Pentax K10D, 130mm, 140 ISO, 1/500s à F/5.6

Alors, Bali ?


Le mont Agung vu du Batukaru,
27 juillet 2008
Pentax K10D, 110mm,
140 ISO, 1/250s à F/11

Bali ? Les volcans !
L’île est née des volcans, elle meurt un peu par eux dès qu’ils se réveillent.
Première ascension ambitieuse dès les premiers jours, premières souffrances sur le Batukaru. Au sommet, la récompense ; à nos pieds Bali s’étend, couverte de collines et de montagnes, grêlée d’à-pics, dévorée par la végétation ; plus loin, noyés dans un no man’s land de bleus entre la brume et le ciel, les volcans de Lombok et de Java... pureté d’un instant qui s’évanouit à mesure que le soleil se lève.
Le Batur ensuite, tellement grandiose que son nom se multiplie dans chaque chose autour de lui : Batur la ville ; Batur le lac ; Batur le volcan, au centre de sa caldeira comme de la scène d’un opéra.
Le Mont Agung enfin, volcan entre les volcans, le plus sacré de tous parce que le plus haut : 3100m se terminant par un interminable chaos de rochers. Et tout là-haut, nous, maîtres du monde régnant sur un océan de nuages.

Alors, Bali ?

Bali, les hommes !
Hospitalité et simplicité des Balinais ne sont pas une légende.
Comme à chaque voyage, l’accessibilité de ces gens que l’on croise au hasard du chemin me trouble. Les barrières tombent d’un regard, d’un sourire, d’un mot appris justement en prévision des rencontres : la curiosité l’emporte, d’un côté comme de l’autre. Rires échangés autour d’une photo, contact établi de part et d’autre d’un jeu d’échec...
Les gens sont beaux, de cette beauté naturelle et décontractée que l’on a du mal à trouver encore sous nos latitudes ; de cette beauté qui colle à la peau, s’inscrit dans le regard, simple patine, en fait, du temps passé à vivre.

Petite fille au temple de Batur, 31 juillet 2008
Pentax K10D, 250mm, 140 ISO, 1/180s à F/8


Agrandir le plan

Bali est tout cela : en somme, la reine d’un moment, la belle d’un bal. Et lorsque, de retour à Paris, on se réveille, on en vient à se demander si les bleus dont le ciel d’altitude colorait la brume matinale, si les bleus des vagues aussi, n’étaient pas qu’un songe.
Les bleus d’un vague à l’âme.

Qu’en reste-t-il ? Des souvenirs déjà irréels : les photos, bien sûr ; les images qui réapparaissent quand je ferme les yeux, aussi; et surtout, je crois, certains regards que j’y ai croisé.

Bali, embellie éberluée.

Illustrations :

mercredi 18 juin 2008

Le Blues d'Istanbul

Ah! Istanbul...

Régulièrement, le blues d'Istanbul me prend. Je n'y suis pourtant resté que quelques jours durant l'été 2006, mais... quelle ville !

Une métropole, une vraie; vue d'avion elle s'étend à l'infini, entre Europe et Asie, entre Bosphore et Dardanelles, entre hier et demain...

Ouvriers couvrant une maison à Galata, 31 juillet 2006
Pentax *ist DL, 200mm, 200 ISO, 1/750s à F/6.7

Istanbul, Constantinople!

Sainte-Sophie surtout, magistrale, dressée contre le temps, imposant le respect par, ou plutôt malgré son grand âge.

Hagia Sophia, Ayasofia, pleine des souvenirs d'Orient de cet Empire Romain mystérieux jusqu'en occident, anachronique déjà à son apogée...

Sainte-Sophie la nuit, 30 juillet 2006
Pentax *ist DL, 50mm, 1600 ISO, 1/60s à F/1.4

Istanbul, l'Ottomane!

La ville des mosquées et des palais aux noms chantants, Sultanhamet, Süleymaniye, Topkapı, Dolmabahçe...

Istanbul, la Sublime Porte; porte vers le sublime Orient, sublime de mystères et d'incompréhension...

Istanbul, l'Européenne! Galata et la Corne d'Or...

Coupoles de Sultanahmet Camii, 11 août 2006
Pentax *ist DL, 18mm, 1600 ISO, 1/60s à F/3.5

Mais surtout Istanbul, celle qu'on ne voit pas sur les photos...

Tel réfugié irakien travaillant dans les boutiques de textile, tel vendeur de tapis du Grand Bazar, généreux d'arguments commerciaux;

Tel vendeur ambulant de fruits frais poussant sa cariole au milieu d'une rue bordée d'armurerie, tel masseur silencieux et imposant du Hamman Cağaloğlu;

Telle petite terrasse de restaurant, calée dans un angle d'immeuble sur Muradiye cadde.

Coucher de soleil sur la Corne d'Or,
11 août 2006
Pentax *ist DL, 55mm, 200 ISO, 1/90s à F/5.6

Vous ai-je dit combien j'aime Istanbul ?

Illustrations:Turquie

dimanche 25 mai 2008

Paris Printemps

J'ai enfin pris le temps de traiter quelques photos d'un brunch/balade qui date déjà de quelques semaines, au tout début de cette embellie météorologique qui s'est, ma fois, un peu ratatinée depuis...

Brunch, parce qu'il fait bon déguster les salades à l'Arrosoir, sous le Viaduc des Arts, Paris XIIè.

Balade, parce qu'il faisait bien beau en ce 27 avril, et que la Promenade plantée était quand même juste au dessus de nos têtes... C'aurait été gâché que de ne pas en profiter!

Pour ceux qui ne connaissent pas l'histoire de ce drôle de jardin suspendu, il a été construit à la place des voies de l'ancienne ligne de chemin de fer dite "de Vincennes", partant de la Gare de la Bastille (remplacée, elle, par l'Opéra Bastille) et rejoignant Verneuil-l'Etang (si, si). La gare a été rasée en 1984 et l'aménagement du Viaduc et de la promenade plantée s'est prolongé jusqu'au milieu des années 90.

Passerelle du Jardin de Reuilly (Paris, XIIè arr.)
Pentax K10D, 20mm, 140 ISO, 1/150s à F/4

Le chemin, en longeant les appartements qui surplombent l'avenue Daumesnil et les entrepots de la SNCF, nous amène d'abord au Jardin de Reuilly, lieu habituel de bronzage des parisiens (et surtout des parisiennes, mais ne soyons pas sexiste). Une passerelle enjambe la pelouse de Reuilly, offrant ce qu'il faut bien appeler un très sympathique point de vue (du moins en été, lorsque le temps est au beau fixe).


Enfants jouant au Jardin de Reuilly (Paris, XIIè arr.)
Pentax K10D, 28mm, 140 ISO, 1/350s à F/4

La promenade continue ensuite entre les immeubles de tous âges jusqu'aux limbes de Paris, du côté de la porte de Montempoivre. En ce qui nous concerne, nous nous sommes arrêté à Picpus, histoire d'aller nous rafraîchir (et nous mettre à l'abri de la pluie, aussi) Chez Gudule.

Sortie en extérieur de la ligne 6 du métro (Paris, bd de Picpus)
Pentax K10D, 45mm, 140 ISO, 1/350s à F/4

D'un point de vue technique, j'ai pu constater les limites de la réception GPS en ville. Le passage de tunnels, les parties encaissées et les passages entre les grands immeubles font beaucoup de mal à la détection de la position GPS, comme on peut le constater sur la carte. Ca part un peu en vrille, non ? Nouvelle mission, donc : supprimer les points incohérents dans les itinéraires...


Agrandir le plan

Illustrations:Promenade plantée, Paris

lundi 20 novembre 2006

Bombaysers de Lille

Face à face - 18 novembre 2006
Face à face avec l'Inde - 18 novembre 2006
Pentax *ist DL, 28mm
ISO1600, 1/20s à F/4.5

Après le succès de Lille 2004 - Capitale Européenne de la Culture, la ville renouvelle l'expérience et tente de rendre l'événement récurrent, sous le label lille3000, qui devrait se tenir tous les deux ans.

En 2006, donc, et jusqu'au 17 janvier 2007, honneur à l'Inde en général et à Bombay en particulier. Avec des expositions, des installations, des concerts, des projections de films, des conférences... bref, un peu de tout.

Les week-ends sont particulièrement chargés, et on a pas trop le temps de s'ennuyer... petit exemple :

11h :

réveil

Lille Flandres / Bombay Victoria - 18 novembre 2006
Lille-Flandres /
Bombay-Victoria Station
18 novembre 2006

Pentax *ist DL, 180mm
ISO1600, 1/60s à F/5.6

Au Café Morel - 18 novembre 2006
Au Café Morel
18 novembre 2006

Pentax *ist DL, 50mm
ISO1600, 1/60s à F/1.7

14h :

déjeuner

16h :

départ pour la Maison Folie de Wazemmes, et visite de l'expo "Rich Mix - Brick Lane" sur place (entre autres, de magnifiques et légèrement inquiétants portraits noir et blanc de Gavin Fernandes).

17h :

traversée de la ville jusqu'au Tri Postal. Passage devant la gare Lille-Flandres, déguisée en Bombay Victoria Station.

18h :

pause-bière au Café Morel

20h :

concert d'Anoushka Shankar à l'Opéra de Lille (de la musique magnifique dans un endroit tout aussi magnifique)

23h :

pause-dîner

02h :

début de soirée au Tri Postal

04h :

fin de soirée au Tri Postal

06h :

extinction des feux

Comme vous pouvez le constater, Lille est une ville épuisante...

Illustrations :

Face à face - 18 novembre 2006 Lille Flandres / Bombay Victoria - 18 novembre 2006 Au Café Morel - 18 novembre 2006

mardi 14 novembre 2006

Paris, Bibliothèque

Personnellement, j'aime beaucoup le quartier qui se construit à Paris autour de la BNF.

C'est en tout cas une mine pour le photographe : de grandes perspectives, des vues imprenables sur et depuis la seine, de grands immeubles tout de verre vêtus, quelques friches industrielles qui résistent à l'invasion, des travaux un peu partout en un mouvement continuel qui fait que, d'une semaine à l'autre, la transformation du quartier est presque perceptible.

Promenons-nous...

La toute récente passerelle Simone de Beauvoir, qui relie le parc de Bercy à l'esplanade de la BNF, est un bon point d'entrée : son architecture audacieuse (elle mêle un pont en arc et un pont suspendu) traverse la seine d'une seule traite, sans autre appui que les piles posées sur chaque rive.

Le point de vue sur la BNF, lorsqu'on vient de la rive droite, est magnifique (quoique carrément à contre-jour).

  La BNF vue de la passerelle Simone de Beauvoir - 27 août 2006
La BNF vue de la passerelle Simone de Beauvoir - 27 août 2006
Pentax *ist DL, 16mm
ISO200, 1/1000s à F/8
Une tour de la BNF - 16 octobre 2005
Une tour de la BNF - 16 octobre 2005
Pentax *ist DL, 35mm
ISO200, 1/200s à F/8
 

De la passerelle, on prend pied directement sur l'esplanade, entre les quatre tours de la Bibliothèque.

Quoi qu'on ait pu dire lors de sa construction des ambitions pharaoniques de l'architecte (les arbres du jardin intérieur ont été apportés par hélicoptère), ainsi que des erreurs de conception (certains étages des tours servant de magasin de stockage n'étaient pas suffisamment protégés de la lumière), le résultat est là.

Dix ans après son inauguration, il faut bien admettre que c'est une réussite : l'esplanade autant que les couloirs de la bibliothèque sont extrêmement calmes, et cette quiétude vient à la fois des matériaux (le bois est très présent) que du fameux jardin intérieur.

Et les parisiens aiment venir s'y promener.

La BNF abrite depuis début octobre les fameux Globes de Coronelli (offerts par ledit Coronelli à Louis XIV) qu'on avait fugitivement pu voir au Grand Palais en septembre 2005.

L'éclairage est assez réussi, la partie du Hall Ouest dans lequel ils sont exposés est tendue de rideaux noirs, et les globes sont très bien éclairés.

Cerise sur le gâteau : on peut y accéder sans restriction, et c'est gratuit : parisiens, allez y faire un tour!

  Les globes de Coronelli - 8 octobre 2006
Les globes de Coronelli - 8 octobre 2006
Pentax *ist DL, 40mm
ISO1600, 1/20s à F/4
Chocolat chaud au Café Bibliothèque - 16 octobre 2005
Chocolat chaud au Café Bibliothèque - 16 octobre 2005
Pentax *ist DL, 18mm
ISO200, 1/250s à F/3.5
 

Enfin, le long de la BNF se trouve le Mk2 Bibliothèque, dont les salles sont équipées de fauteuils à accoudoirs relevables (attention spéciale pour les z'amoureux). Arrivé là, j'aime me poser au Café Bibliothèque et commander un chocolat chaud.

La suite de la promenade, une fois prochaine... Bonne nuit à tous!

Illustrations :

La BNF vue de la passerelle Simone de Beauvoir - 27 août 2006 Une tour de la BNF - 16 octobre 2005 Les globes de Coronelli - 8 octobre 2006 Chocolat chaud au Café Bibliothèque - 16 octobre 2005

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