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jeudi 17 avril 2008

Photowalking, Edition Zéro

J'ai reçu aujourd'hui mon nouveau jouet. Un gadget ? A voir...
En anglais dans le texte, cet outil s'appelle un "GPS Data Logger" : en français, c'est un enregistreur de données géographiques. Facile, non ?

L'utilisation est très simple. Le Data Logger possède un unique bouton : vous appuyez une fois, il se met en route; une seconde, il s'arrête. Et pendant toute la durée du fonctionnement, il enregistre à intervalle régulier l'heure qu'il est et la position géographique (GPS) : latitude, longitude, altitude.

Ce soir donc, j'ai pris mon PhotoTrackr (c'est son p'tit nom) sur moi, j'ai attendu qu'il se synchronise avec une floppée de satellites, et je me suis improvisé une petite balade photo (pardon, un Photowalking... j'en reparlerai) "Gps-Express" dans mon quartier.
L'astuce, c'est que de retour à la maison, je récupère l'itinéraire, les photos, je mélange les deux et hop! magie! (enfin... j'aurai également l'occasion d'y revenir), et voilà le résultat :


Agrandir le plan

Donc voilà. Je débute tout juste (quelques heures à mon actif), mais voici déjà une liste de quelques problèmes qu'il va me falloir résoudre pour rendre tout ceci exploitable simplement... en vue d'une publication rapide sur mon blog, bien sûr !

  • Conversion des données d'un format à l'autre (.GPS, .GPX, .EMEA, .KML, ??)
  • Synchronisation de l'heure entre les photos et les données GPS (fuseau horaire, heure d'été, et surtout, correction de la dérive des horloges)
  • Génération d'un fichier de sortie KML (Google Maps) avec un minimum de mise en page (enfin, on se comprend)
  • Hébergement et mise en ligne des images et du KML.

Bref : je vous tiens au courant !

mercredi 16 avril 2008

De la retouche

"[...] Beaucoup de personnes, en effet, ne voient dans cet art qu'une manie et se figurent que le cliché pourrait fort bien s'en passer.
Comment, cependant, effacer ces pointillés, ces taches et autres imperfections que l'on ne peut éviter malgré toutes les précautions ?
[...] Il est, en effet, très rate que toutes les conditions nécessaires pour obtenir un bon cliché soient remplies : bonne lumière, développement exact, etc.
L'on est bien forcé alors de recourir à la retouche."

Traité théorique et pratique de la retouche des épreuves négatives et positives, Paul Ganichot, vers 1910.

Crayons pour la retouche photographique
Pentax K10D et flash AF-540FGZ, 45mm, 400 ISO, 1/60s à F/6.7

A entendre certains puristes, la photographie numérique ne serait qu'une sous-photographie : trop instantanée et répétable, là où l'argentique obligeait le photographe à prendre son temps pour faire de belles photos du premier coup; de trop mauvaise qualité ; etc. etc. Et puis, le numérique, ma p'tite dame, ça n'a pas de valeur : pour preuve, on peut tout modifier sur une photo, il suffit de la retoucher.

Sans m'étendre davantage sur le débat des modernes contre les anciens (et risquer d'attirer les Trolls), je vais essayer de m'apesantir sur la question de la retouche; débat qu'on pourrait également poser en ces termes :

"Normal qu'on soit beaux, c'est trop facile : Raoul, ses photos, il les retouche sous Photoshop"

Laque carminée pour l'obtention des teintes brunes
Pentax K10D avec flash AF 540FGZ, 31mm, 400 ISO, 1/45s à F/5.6

Comme le texte cité ci-dessus le montre, la retouche photographique a toujours existé. Elle était certainement moins facile à effectuer qu'aujourd'hui, tout comme la prise de vue, le développement, le tirage... mais elle avait le mérite d'exister. A quoi servait-elle ?

Tout d'abord, à supprimer les défauts du support : les plaques de verre autant que les differentes couches de produits chimiques qui y sont déposés peuvent présenter des irrégularités (bulles d'air, défauts de planéité, défauts d'étalement), subir des dommages (rayures, craquelures dûes à la chaleur, cassures).

Ensuite, à compenser les problèmes survenus pendant la prise de vue : sur ou sous-exposition, mais surtout contrastes mal équilibrés.

Enfin, et ça n'est pas le moins important, à modifier le contenu de l'image : j'ai personnellement en mémoire un portrait d'une arrière-grand tante arborant fièrement un collier qu'elle n'a jamais porté... et pour cause : il a été ajouté par le photographe.

Laques de couleur pour la retouche : carmin, jaune, différents gris, blanc
Pentax K10D avec flash AF 540FGZ, 50mm, 400 ISO, 1/60s à F/11

A bien y regarder, plus d'un siècle après son invention, la retouche photographique conserve les mêmes objectifs.

Avant tout, compenser les défauts technologiques de l'image (poussières, yeux rouges, reflets) et ceux qui sont liés à la prise de vue (balance des blancs, exposition, contrastes). C'est ce que les outils spécialisés - Lighroom, Aperture pour ne citer qu'eux - proposent.

En cela, la retouche est nécessaire. Parce qu'une photo numérique, à la sortie du capteur, comme celle qui en photographie argentique est fixée sur le négatif, n'est qu'une matière première. Les constructeurs ne s'y trompent pas, qui emploient le terme "raw" (brut, en anglais) pour les désigner. Ne s'y trompent pas non plus ceux qui qualifient ces données brutes de "Négatif numérique" , comme Adobe avec son format DNG.

Récipient de gomme arabique en poudre
Pentax K10D avec flash AF 540 FGZ, 34mm, 400 ISO, 1/45s à F/11.

La retouche est nécessaire... parce qu'après tout, elle est inscrite dans l'histoire de la photographie : à partir du moment où il choisit une profondeur de champ et une vitesse d'exposition, le photographe porte un regard subjectif sur le monde qui l'entoure.

Lorsqu'il choisit un type de pellicule, une sensibilité de capteur, une durée de développement, une balance des blancs, le photographe retouche le monde qui l'entoure pour le faire correspondre à l'image qu'il en a.

Nécessaire à retouches photographiques, autour de 1900
Pentax K10D avec flash AF 540 FGZ, 34mm, ISO 400, 1/45s à F/11.

Illustrations : Photographie / Matériel de retouche

lundi 14 avril 2008

C'est le printemps


Fleurs de cerisier, Les Ports (Gouex, 86) - 6 avril 2008
Pentax K10D, 50mm, 140 ISO, 1/500s à F/6.7

J'ai publié sur ZenFolio quelques nouvelles photographies des p'tites fleurs des champs, histoire de fêter le retour de la chaleur (enfin... il faut le dire vite !).

dimanche 26 novembre 2006

Marronniers en automne, seconde mi-temps

J'ai finalement eu l'occasion d'effectuer un scan d'un certain nombre des clichés anciens que je possède.

J'en profite donc pour écrire un petit complément à mon précédent billet Marronniers en automne.

Comme je l'ai déjà décrit, l'autochrome capte la couleur grâce à une fine couche composée de fécules de pomme de terre colorés. Les grains de fécules sont répartis aléatoirement (la fabrication des plaques, effectuée à la main, peut être assimilée à un processus stochastique), ce qui est plutôt une chance, puisque cette distribution aléatoire évite les effets de moiré.

Marronniers en automne, détail (autour de 1920)
Marronniers en automne, détail - Autour de 1920
Autochrome sur plaque de verre, 12x9 cm

Le seul point sur lequel il faut faire attention lorsque l'on scanne un autochrome, c'est de désactiver le traitement anti-poussière.

Qu'il fonctionne par émission infrarouge (détection des poussières présentes par différence d'échauffement entre les poussières et le support du cliché), ou par traitement de l'image, ils sont incompatibles avec les propriétés physiques du procédé...

Illustrations :

Marronniers en automne (autour de 1920) Marronniers en automne, détail (autour de 1920)

jeudi 2 novembre 2006

Jeanny Collomb, fille d'Alexis

La carte de visite photographique acquiert ses lettres de noblesses en 1859 quand - selon la légende - Napoléon III, partant en campagne en Italie, s'arrête dans l'atelier d'André Adolphe Eugène Disdéri pour se faire tirer le portrait.
 
Jeanny Collomb (autour de 1875)  
Le succès est immédiat, mais s'essoufle à partir de 1865; pourtant, la production restera importante jusqu'au tournant du siècle, et quelques photographes continueront à en produire jusqu'à la fin des années 1920.
 
Le succès de la carte de visite tient à son petit format, à sa solidité et à sa légèreté : un cliché de 6 x 10.5 cm, tiré en général sur papier albuminé et collé sur une feuille cartonnée. Il tient également à son prix : le procédé, pour lequel Disdéri à déposé un brevet en 1854, permet en effet de prendre 4, 6 ou même 8 clichés identiques simultanément, sur la même plaque.
 
Suivant la couleur, la forme, la tranche et la décoration (marie-louise, dos) du cartonnage, les collectionneurs sont capables de dater assez précisément les cartes de visite.
 
Cette carte photographique de "Jeanny Collomb, fille d'Alexis, épouse de Pétrus Dumond, et mère de Marie (épouse Rollier), d'Auguste et d'Alexis Dumond", comme l'indique une annotation manuscrite au verso de la carte, à été prise par le studio d'Auguste Lumière autour de 1875.
  Jeanny Collomb par A. Lumière, Lyon
Autour de 1875

Tirage albuminé sur carte de visite
Cliché : 5.7 x 9.3 cm, Carte : 6.3 x 10.4 cm

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