Dans la salle de bain (1984)
Dans la salle de bain
1984

Scan d'après pellicule n&b
 
Il y a presque un an de cela, dans une grande crise organisationnelle, j'avais entrepris de classer (i.e, mettre dans un classeur) de dater et d'annoter les pellicules des photos argentiques que j'ai prises depuis... et bien, depuis toujours.
 
Or, en ce temps-là, mon frère venait de se procurer (on trouve de tout sur eBay), en Allemagne et pour un prix défiant toute concurrence, un scanner de pellicules (un CanoScan FS4000US, pour ne pas le nommer). Exaspéré par la piètre qualité des scans effectués par la Fnac (pour ne pas la nommer non plus) et ne pouvant pas scanner avec un scanner à plat ses pellicules APS - ces petites boîtes protegeant trop bien leur contenu de toute agression extérieure! - il avait fini par prendre le problème (numériser ses pellicules argentiques, donc) à bras le corps. Et par acheter, donc, un scanner de pellicules et son chargeur APS.
 
Bref, me voilà donc à la croisée des chemins, avec un stock (une petite centaine) de pellicules argentiques, et tout le matériel nécessaire.
 
La numérisation, il faut le savoir, est une question de compromis.
 
Le premier d'entre eux se joue dès l'achat du scanner : d'un côté vous ne pourrez jamais dépasser les limites (résolution, profondeur de couleurs, finesse des réglages) imposées par le matériel, de l'autre, votre banquier ne vous laissera probablement pas non plus dépasser celles de votre compte en banque.
 
Le second compromis est un pari sur l'avenir : comment numériser les originaux pour ne pas avoir à recommencer le travail dans un ou même dans dix ans ? Quelle résolution utiliser ? A quelle profondeur de couleur ? Quelle format de fichier utiliser et quel niveau de compression, le cas échéant, pour le stockage ?
 
Si on est très ambitieux, et si on a du bon matériel, on scanne à pleine résolution (4000 dpi dans mon cas, ce qui donne des photos en 20 Mpix), avec la meilleure qualité possible (12 bits), et on enregistre le résultat en TIFF, que l'on ne compresse pas.
A ce train-là, chaque photo prend 120 Mo. Jusqu'ici, tout va bien. Mais les maths s'en mêlent et c'est là que ça se gâte : une pellicule prend presque 3 Go, et mon petit paquet de pellicules, 300 Go.
 
Mon compromis personnel consiste à ne pas en faire du point de vue technique : d'une part je numérise avec la meilleure qualité possible (cf. ci-dessus) une image archivable; d'autre part, je génère automatiquement une version en plus basse résolution et en Jpeg pour l'usage courant.
Par contre, le temps joue pour moi : je numérise petit à petit, à une vitesse si faible que les problèmes se règlent d'eux-même sans que j'aie à m'en inquiéter : il y a un an, je stockais les fichiers sur un disque de 80Go qui ne m'avait pas ruiné; aujourd'hui, elles sont sur un disque 4 fois plus gros qui ne m'a pas coûté plus cher...