La carte de visite photographique acquiert ses lettres de noblesses en 1859 quand - selon la légende - Napoléon III, partant en campagne en Italie, s'arrête dans l'atelier d'André Adolphe Eugène Disdéri pour se faire tirer le portrait.
 
Jeanny Collomb (autour de 1875)  
Le succès est immédiat, mais s'essoufle à partir de 1865; pourtant, la production restera importante jusqu'au tournant du siècle, et quelques photographes continueront à en produire jusqu'à la fin des années 1920.
 
Le succès de la carte de visite tient à son petit format, à sa solidité et à sa légèreté : un cliché de 6 x 10.5 cm, tiré en général sur papier albuminé et collé sur une feuille cartonnée. Il tient également à son prix : le procédé, pour lequel Disdéri à déposé un brevet en 1854, permet en effet de prendre 4, 6 ou même 8 clichés identiques simultanément, sur la même plaque.
 
Suivant la couleur, la forme, la tranche et la décoration (marie-louise, dos) du cartonnage, les collectionneurs sont capables de dater assez précisément les cartes de visite.
 
Cette carte photographique de "Jeanny Collomb, fille d'Alexis, épouse de Pétrus Dumond, et mère de Marie (épouse Rollier), d'Auguste et d'Alexis Dumond", comme l'indique une annotation manuscrite au verso de la carte, à été prise par le studio d'Auguste Lumière autour de 1875.
  Jeanny Collomb par A. Lumière, Lyon
Autour de 1875

Tirage albuminé sur carte de visite
Cliché : 5.7 x 9.3 cm, Carte : 6.3 x 10.4 cm