J'ai finalement eu l'occasion d'effectuer un scan d'un certain nombre des clichés anciens que je possède.

J'en profite donc pour écrire un petit complément à mon précédent billet Marronniers en automne.

Comme je l'ai déjà décrit, l'autochrome capte la couleur grâce à une fine couche composée de fécules de pomme de terre colorés. Les grains de fécules sont répartis aléatoirement (la fabrication des plaques, effectuée à la main, peut être assimilée à un processus stochastique), ce qui est plutôt une chance, puisque cette distribution aléatoire évite les effets de moiré.

Marronniers en automne, détail (autour de 1920)
Marronniers en automne, détail - Autour de 1920
Autochrome sur plaque de verre, 12x9 cm

Le seul point sur lequel il faut faire attention lorsque l'on scanne un autochrome, c'est de désactiver le traitement anti-poussière.

Qu'il fonctionne par émission infrarouge (détection des poussières présentes par différence d'échauffement entre les poussières et le support du cliché), ou par traitement de l'image, ils sont incompatibles avec les propriétés physiques du procédé...

Illustrations :

Marronniers en automne (autour de 1920) Marronniers en automne, détail (autour de 1920)