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dimanche 26 novembre 2006

Marronniers en automne, seconde mi-temps

J'ai finalement eu l'occasion d'effectuer un scan d'un certain nombre des clichés anciens que je possède.

J'en profite donc pour écrire un petit complément à mon précédent billet Marronniers en automne.

Comme je l'ai déjà décrit, l'autochrome capte la couleur grâce à une fine couche composée de fécules de pomme de terre colorés. Les grains de fécules sont répartis aléatoirement (la fabrication des plaques, effectuée à la main, peut être assimilée à un processus stochastique), ce qui est plutôt une chance, puisque cette distribution aléatoire évite les effets de moiré.

Marronniers en automne, détail (autour de 1920)
Marronniers en automne, détail - Autour de 1920
Autochrome sur plaque de verre, 12x9 cm

Le seul point sur lequel il faut faire attention lorsque l'on scanne un autochrome, c'est de désactiver le traitement anti-poussière.

Qu'il fonctionne par émission infrarouge (détection des poussières présentes par différence d'échauffement entre les poussières et le support du cliché), ou par traitement de l'image, ils sont incompatibles avec les propriétés physiques du procédé...

Illustrations :

Marronniers en automne (autour de 1920) Marronniers en automne, détail (autour de 1920)

lundi 23 octobre 2006

Marronniers en automne

L'autochrome est le tout premier procédé photographique en couleur : inventé en 1904 par les frères Lumière, il restera le seul moyen de faire des photos en couleur jusque dans les années 1930.

Le support est constitué (entre autres) d'une couche de résine contenant un grand nombre (6000 au mm²) de grains de fécule de pomme de terre colorés en orange, vert et violet, et servant de masque à une émulsion noir et blanc classique. Le développement se fait en trois temps (développement de la couche n&b puis inversion par oxydation, et redéveloppement).

  Marronniers en automne (autour de 1920)
Marronniers en automne
Autour de 1920

Autochrome sur plaque de verre
12x9 cm

L'empilement et la faible transparence des couches diminue énormément la sensibilité de la plaque (autour de 4 ISO), ce qui limite l'utilisation de l'autochrome à des scènes très éclairées ou peu dynamiques (paysages ou portraits posés).

L'autochrome a connu un immense succès entre 1910 et 1930, tant auprès du grand public (fortuné) que des pouvoirs publics ou des mécènes. En témoignent "Les archives de la planète", collection financée par Albert Kahn (72 000 autochromes, la plus grande collection au monde), ou les clichés pris pendant la première guerre mondiale et conservés par la Médiathèque de l'Architecture et du Patrimoine.

Le scan présenté ici est de piètre qualité (il s'agit en réalité d'une photographie effectuée devant un écran LCD) : je corrigerai cela dès que possible ! On y retrouve tout de même le pastel si caractéristique des couleurs d'un autochrome, et qui en fait tout le charme...